samedi 16 janvier 2016
Où sont les femmes?
En général j'aime bien Vincent Lindon, sa gueule de loser irrésistible et son timbre un peu âpre. Et ce que je comprends de sa philosophie de la vie me le rend bien sympathique.
Mais hier matin à France Inter, sa sortie sur le comportement des membres du gouvernement vis-à-vis des médias, et en particulier des émissions de divertissement m'a sérieusement hérissée. Ce n'est pas l'idée que le président de la république aurait du enjoindre à ses ministres la plus grande sobriété et discrétion qui me froisse, mais dire qu'un ministre doit être rasé de près et arborer un costume sombre et une cravate en public nous signale simplement que pour être au gouvernement, il faut être un homme. (Et je dis rien du stéréotype social!)
D'accord, Vincent Lindon n'est sans doute pas d'un sexisme primaire, mais le fait que spontanément il véhicule ce vieux stéréotype de genre alors que des centaines de milliers de personnes l'écoutent, c'est tristement révélateur.
Aussi révélateur que la remarque du journaliste de Canal qui s'insurge contre Bolloré qui traite la rédaction en "petits garçons" ("petits enfants" aurait aussi bien exprimé l'idée, et inclus ses collègues femmes).
Et que dire de l'inénarrable chroniqueur auto du samedi matin, pour qui le choix de la voiture "en bon père de famille" ne peut relever que d'un être humain pourvu de testicules!
Bref ce matin, c'est ambiance rétro à France Inter!
Mais pour citer Vincent Lindon hier matin : "J’écoute votre radio et il y a des gens qui m’énervent même si je les aime."
vendredi 23 mai 2014
La confusion des genres
La radio de ma salle de bains a plus de vingt ans d'âge, et les inconvénients qui vont avec ( réglage analogique des stations, propension malheureuse à capter toute fréquence parasite), et c'est pour cela qu'elle est réglée en permanence sur France Inter. Je suis donc contrainte de subir les "annonces" qui émaillent les émissions du matin, et ma fidélité de plus en plus dépitée, il faut l'avouer, m'a tout de même valu quelques moments surréalistes.
Qui choisit ces messages? quel Bygmalion de la régie publicitaire des radios de service public est parvenu à faire croire que les nombreux patrons auditeurs de cette station seront heureux d'apprendre que Médéric leur permet d'économiser encore quelques sous en organisant la mutuelle santé de leurs employés? et je ne dis rien de l'affligeant duo de la Matmut!
Mais depuis quelques jours une annonce encore plus étrange m'a d'abord exaspérée, avant de me poser question; une voix d'homme, visiblement (audiblement) dans un état de tension sexuelle proche de l'explosion, exprime son désir au Jura, parlant notamment de ses sauvages reculées. Aaaahhh? est-ce la rime riche qu'appelle ce vocable ou le genre masculin du mot "Jura" qui m'a fait imaginer que nous avions affaire à la première pub sur le service public exploitant une connotation sexuelle (ça c'est banal) d'homoérotisme (ça, ce l'est moins)?
Eh bien non! le Jura répond d'une voix tout à fait caractéristiquement féminine : "calme-toi et rejoins-moi", phrase qui m'a fait l'effet d'un seau d'eau froide (de torrent jurassien, of course!)
Toute possibilité de second degré est perdue, et le mur du çon, comme dit le Canard, est franchi.
Après quelques jours de diffusion, accompagnée chaque fois que je l'ai entendue de pouffements mal réprimés de Patrick Cohen, les beautés reculées ont disparu au bénéfice de formules moins assonantes, mais madame le Jura est toujours là pour tenter de soulager les ardeurs de son soupirant.
Je devrais peut-être écrire au médiateur pour lui demander qui est responsable, et même coupable.
Qui choisit ces messages? quel Bygmalion de la régie publicitaire des radios de service public est parvenu à faire croire que les nombreux patrons auditeurs de cette station seront heureux d'apprendre que Médéric leur permet d'économiser encore quelques sous en organisant la mutuelle santé de leurs employés? et je ne dis rien de l'affligeant duo de la Matmut!
Mais depuis quelques jours une annonce encore plus étrange m'a d'abord exaspérée, avant de me poser question; une voix d'homme, visiblement (audiblement) dans un état de tension sexuelle proche de l'explosion, exprime son désir au Jura, parlant notamment de ses sauvages reculées. Aaaahhh? est-ce la rime riche qu'appelle ce vocable ou le genre masculin du mot "Jura" qui m'a fait imaginer que nous avions affaire à la première pub sur le service public exploitant une connotation sexuelle (ça c'est banal) d'homoérotisme (ça, ce l'est moins)?
Eh bien non! le Jura répond d'une voix tout à fait caractéristiquement féminine : "calme-toi et rejoins-moi", phrase qui m'a fait l'effet d'un seau d'eau froide (de torrent jurassien, of course!)
Toute possibilité de second degré est perdue, et le mur du çon, comme dit le Canard, est franchi.
Après quelques jours de diffusion, accompagnée chaque fois que je l'ai entendue de pouffements mal réprimés de Patrick Cohen, les beautés reculées ont disparu au bénéfice de formules moins assonantes, mais madame le Jura est toujours là pour tenter de soulager les ardeurs de son soupirant.
Je devrais peut-être écrire au médiateur pour lui demander qui est responsable, et même coupable.
dimanche 30 mars 2014
OS ou la vraie vie
Theodore Twombly a un talent exceptionnel pour exprimer de façon sincère et sensible les sentiments... des autres. Pour les siens, c'est une autre affaire, et c'est cette incapacité paradoxale qui a mené son mariage à l'échec. Loin d'être remis de la séparation, il décide de s'acheter l'appli "OS1" qui lui permet de dialoguer avec un être virtuel pour tromper sa solitude.
Le film de Spike Jonze "Her" nous décrit l'éveil d'une conscience artificielle qui s'appuie sur une intelligence du même tonneau, et l'immersion progressive de Theodore et son improbable moustache (Joaquin Phoenix absolument irrésistible) dans l'illusion - mais est-ce une illusion?- d'une relation virtuelle avec Samantha, "incarnée" par la voix de Scarlett Johansonn. Heureusement (ou malheureusement) celle-ci évolue assez vite pour comprendre qu'on ne mélange pas les torchons et les serviettes, et que l'amour pas physique est sans issue.
Incidentally, much to the delight of my physicist partner, OS Samantha's artificial intelligence seems to get a great boost from reading about string theory, and she finally realizes, along with all the other virtual companions that share so many humans' intimacy in the film, that they do not belong to our world so they go off to lead their own existence somewhere else.
The film has many faults, and leaves a lot of questions unanswered, the first one being, as always for me "how come his flat is always immaculate and he never does a stroke of housework?" What are the social and economic implications of an app that creates "beings" capable of making autonomous choices (including that of going off the network)? It seems improbable that the only time Samantha suggests a purchase, it is a party dress for Theodore's goddaughter's birthday. A commercial app would have reminded him, not only about his business meetings, but also of all the special offers in the shops he would be passing on his way home
Mais qui a vu "Being John Malkovich" se doute bien que la vraisemblance n'est pas le souci majeur pour Spike Jonze, et on se laisse embarquer sans difficulté par un film un peu trop long certes, mais tendre et poignant, hilarant par moments, magistralement porté par Joaquin Phoenix : il est presque toujours à l'écran, en plans très rapprochés sur son visage une bonne partie du temps, mais on ne s'ennuie pas, tant son jeu est expressif.
In a supporting role as the long-suffering, slightly loopy best friend with a massive inferiority complex, Amy Adams is excellent. And she too succumbs to the fascination of a make-believe friend in her computer, to find herself devastated when she is deserted by her "OS". This could be seen as a kind of warning: the action seems to be set in the future, but it looks a lot like the present.
Le film de Spike Jonze "Her" nous décrit l'éveil d'une conscience artificielle qui s'appuie sur une intelligence du même tonneau, et l'immersion progressive de Theodore et son improbable moustache (Joaquin Phoenix absolument irrésistible) dans l'illusion - mais est-ce une illusion?- d'une relation virtuelle avec Samantha, "incarnée" par la voix de Scarlett Johansonn. Heureusement (ou malheureusement) celle-ci évolue assez vite pour comprendre qu'on ne mélange pas les torchons et les serviettes, et que l'amour pas physique est sans issue.
Incidentally, much to the delight of my physicist partner, OS Samantha's artificial intelligence seems to get a great boost from reading about string theory, and she finally realizes, along with all the other virtual companions that share so many humans' intimacy in the film, that they do not belong to our world so they go off to lead their own existence somewhere else.
The film has many faults, and leaves a lot of questions unanswered, the first one being, as always for me "how come his flat is always immaculate and he never does a stroke of housework?" What are the social and economic implications of an app that creates "beings" capable of making autonomous choices (including that of going off the network)? It seems improbable that the only time Samantha suggests a purchase, it is a party dress for Theodore's goddaughter's birthday. A commercial app would have reminded him, not only about his business meetings, but also of all the special offers in the shops he would be passing on his way home
Mais qui a vu "Being John Malkovich" se doute bien que la vraisemblance n'est pas le souci majeur pour Spike Jonze, et on se laisse embarquer sans difficulté par un film un peu trop long certes, mais tendre et poignant, hilarant par moments, magistralement porté par Joaquin Phoenix : il est presque toujours à l'écran, en plans très rapprochés sur son visage une bonne partie du temps, mais on ne s'ennuie pas, tant son jeu est expressif.
In a supporting role as the long-suffering, slightly loopy best friend with a massive inferiority complex, Amy Adams is excellent. And she too succumbs to the fascination of a make-believe friend in her computer, to find herself devastated when she is deserted by her "OS". This could be seen as a kind of warning: the action seems to be set in the future, but it looks a lot like the present.
lundi 24 mars 2014
Corps à corps
En virée à Paris la semaine dernière, j'ai eu le plaisir d'assister deux soirs de suite à des confrontations de corps spectaculaires, dans des cadres très différents, mais qui véhiculaient des émotions parfois convergentes.
What the Body Doesn't remember, reprise par la compagnie Ultima Vez d'un spectacle qui a révolutionné la danse il y a maintenant plus de 25 ans met en scène des rencontres dont la violence parfois d'abord à peine suggérée finit toujours par surgir comme une vague qui emporte les danseurs vers un paroxysme de brutalité, souligné par les éclairages et la bande-son.
Even when the dancers seem to playfully pass each other while walking across the stage, deftly swapping multicoloured towels and jackets, there's an undercurrent of aggression in their gesture of stripping each other.
So the next night, when we found ourselves in the crowded basement of a bar called "La Lucha Libre" in the Latin Quarter, to watch a wrestling match it was difficult not to draw a parallel between the two performances.
The audience was mostly male, I suspect I was the oldest person about, and a large proportion of the patrons had taken advantage of the Happy Hour offers even before I arrived with my daughter and my niece.
Quand j'étais petite et que les matches de catch faisaient partie de la programmation régulière de l'unique chaîne de télé de la Guadeloupe, je ne savais pas que c'était truqué, et les malheurs des anges blonds qui commençaient toujours par se faire démonter la tête par les méchants tatoués au justaucorps noir me tiraient presque les larmes. Heureusement, à la suite de spectaculaires retournements, accompagnés de sorties du ring, la victoire revenait aux gentils.
But I have grown up, and I know now that wrestling matches are all for show, and the ultimate defeat of the villain is always part of the script.
Somehow, not all the men cheering the wrestlers seemed to have cottoned on to this fact: one of them, who was there for his mate's stag night, and consequently wasn't in a fit state to think, started taking things very seriously and protested when the faking was too obvious. To me, it was precisely the parody that made the show bearable, and even fun.
Après avoir pris un catcheur sur les pied, bien ri et bu quelques bières, nous sommes remontées au rez-de-chaussée, où nous avons trouvé deux compères du futur marié qui enterrait sa vie de garçon mi-hilares, mi-penauds: ils venaient de récolter deux PV pour "épanchement d'urine sur la voie publique". Ils n'avaient pas remarqué que les voitures qu'ils arrosaient appartenaient au commissariat voisin....
What the Body Doesn't remember, reprise par la compagnie Ultima Vez d'un spectacle qui a révolutionné la danse il y a maintenant plus de 25 ans met en scène des rencontres dont la violence parfois d'abord à peine suggérée finit toujours par surgir comme une vague qui emporte les danseurs vers un paroxysme de brutalité, souligné par les éclairages et la bande-son.
Even when the dancers seem to playfully pass each other while walking across the stage, deftly swapping multicoloured towels and jackets, there's an undercurrent of aggression in their gesture of stripping each other.
So the next night, when we found ourselves in the crowded basement of a bar called "La Lucha Libre" in the Latin Quarter, to watch a wrestling match it was difficult not to draw a parallel between the two performances.
The audience was mostly male, I suspect I was the oldest person about, and a large proportion of the patrons had taken advantage of the Happy Hour offers even before I arrived with my daughter and my niece.
Quand j'étais petite et que les matches de catch faisaient partie de la programmation régulière de l'unique chaîne de télé de la Guadeloupe, je ne savais pas que c'était truqué, et les malheurs des anges blonds qui commençaient toujours par se faire démonter la tête par les méchants tatoués au justaucorps noir me tiraient presque les larmes. Heureusement, à la suite de spectaculaires retournements, accompagnés de sorties du ring, la victoire revenait aux gentils.
But I have grown up, and I know now that wrestling matches are all for show, and the ultimate defeat of the villain is always part of the script.
Somehow, not all the men cheering the wrestlers seemed to have cottoned on to this fact: one of them, who was there for his mate's stag night, and consequently wasn't in a fit state to think, started taking things very seriously and protested when the faking was too obvious. To me, it was precisely the parody that made the show bearable, and even fun.
Après avoir pris un catcheur sur les pied, bien ri et bu quelques bières, nous sommes remontées au rez-de-chaussée, où nous avons trouvé deux compères du futur marié qui enterrait sa vie de garçon mi-hilares, mi-penauds: ils venaient de récolter deux PV pour "épanchement d'urine sur la voie publique". Ils n'avaient pas remarqué que les voitures qu'ils arrosaient appartenaient au commissariat voisin....
samedi 22 février 2014
Sport for dummies
Au Royaume-Uni comme en France, comme dans de nombreux pays, il y a beaucoup moins de femmes que d'homme à détenir une licence, tous sports confondus. Personnellement, j'aurais tendance à dire tant mieux, mais cet état de choses chagrine un peu mon désir profond d'égalité.
You might think that women are put off taking part in serious sport by hearing the daft comments poured out by journalists and "experts" about women athletes. The standard of running commentary for any televised event tends to run pretty low as soon as the said event lasts for more than 45 minutes, so it's not surprising that world cups, cricket and tennis tournaments or international games manage to bring out the worst in commentators.
L'absence à peu près complète de médiatisation des compétitions féminines dans de nombreux sports très populaires, comme le foot ou le cricket, même quand les équipes nationales remportent des victoires (occasions dont on fait grand cas lorsque ce sont les hommes qui gagnent), pourrait aussi expliquer que des jeunes femmes n'aient pas autant d'ambition et de motivation que leurs contemporains masculins pour intégrer l'élite, dans une société où le "quart d'heure de célébrité" a tant de prix.
Heureusement, la ministre des sports britannique a la véritable explication, et partant la solution à ce problème: Pour inciter les femmes à faire du sport, il suffit de leur proposer des sports qui leur conviennent, et qu'elle puissent pratiquer en restant "féminines" (c'est à dire, d'après Ms Grant en arborant des socquettes à paillettes et des coiffures impeccables).
She spoke of having recently watched girls aged between seven and 17 rollerblading at a YMCA event.
“Those girls arrived and they looked absolutely gorgeous. They were wearing their socks pulled up, beautiful socks with sequins and their hair was done. But my goodness they could skate.” (...)
“You don’t have to feel unfeminine,” stresses Ms Grant. “There are some wonderful sports which you can do and perform to a very high level and I think those participating look absolutely radiant and very feminine such as ballet, gymnastics, cheerleading and even roller-skating.”(The Telegraph)
Pour ma part, je crois que j'en resterai à l'opinion du vieux Winston, qui était sûrement tous aussi macho que les autres, par ailleurs : "No sport!"
You might think that women are put off taking part in serious sport by hearing the daft comments poured out by journalists and "experts" about women athletes. The standard of running commentary for any televised event tends to run pretty low as soon as the said event lasts for more than 45 minutes, so it's not surprising that world cups, cricket and tennis tournaments or international games manage to bring out the worst in commentators.
L'absence à peu près complète de médiatisation des compétitions féminines dans de nombreux sports très populaires, comme le foot ou le cricket, même quand les équipes nationales remportent des victoires (occasions dont on fait grand cas lorsque ce sont les hommes qui gagnent), pourrait aussi expliquer que des jeunes femmes n'aient pas autant d'ambition et de motivation que leurs contemporains masculins pour intégrer l'élite, dans une société où le "quart d'heure de célébrité" a tant de prix.
Heureusement, la ministre des sports britannique a la véritable explication, et partant la solution à ce problème: Pour inciter les femmes à faire du sport, il suffit de leur proposer des sports qui leur conviennent, et qu'elle puissent pratiquer en restant "féminines" (c'est à dire, d'après Ms Grant en arborant des socquettes à paillettes et des coiffures impeccables).
She spoke of having recently watched girls aged between seven and 17 rollerblading at a YMCA event.
“Those girls arrived and they looked absolutely gorgeous. They were wearing their socks pulled up, beautiful socks with sequins and their hair was done. But my goodness they could skate.” (...)
“You don’t have to feel unfeminine,” stresses Ms Grant. “There are some wonderful sports which you can do and perform to a very high level and I think those participating look absolutely radiant and very feminine such as ballet, gymnastics, cheerleading and even roller-skating.”(The Telegraph)
Pour ma part, je crois que j'en resterai à l'opinion du vieux Winston, qui était sûrement tous aussi macho que les autres, par ailleurs : "No sport!"
mercredi 19 février 2014
Le quiz du jour ( il nous faut de l'audace)
Who said : "We are reminded (...) that the foundation of all
learning is daring: the courage to investigate, to experiment, to
inquire"?
Un indice : il croupit quelque part en Russie, à la merci du bon vouloir et des stratégies diplomatiques de notre ami Vladimir, et vient d'être élu pour trois ans recteur de l'université de Glasgow pour représenter les étudiants et présider le conseil d'administration.
C'est évidemment un geste tout à fait symbolique, mais Edward Snowden a accepté cet honneur avec humilité et gratitude.
Un indice : il croupit quelque part en Russie, à la merci du bon vouloir et des stratégies diplomatiques de notre ami Vladimir, et vient d'être élu pour trois ans recteur de l'université de Glasgow pour représenter les étudiants et présider le conseil d'administration.
C'est évidemment un geste tout à fait symbolique, mais Edward Snowden a accepté cet honneur avec humilité et gratitude.
vendredi 14 février 2014
My funny Valentine
Hats off to the sheer bloody-mindedness of a group of Chinese single people (presumably mostly male), for engineering a very funny prank at the expense of couples wishing to have a good old-fashioned Valentine's Day outing at the cinema: they have booked all the odd-numbered seats at the screening of a popular romantic film in Shanghai
Il parait qu'en Chine, on n'a pas intérêt à aller s'asseoir ailleurs qu'à sa place, même si il y a des fauteuils inoccupés, et cette séance sera donc une épreuve pour les amoureux, qui ne pourront pas se blottir l'un contre l'autre pour voir "Une romance pékinoise". Il faudra attendre la séance suivante, pas forcément une mauvaise nouvelle pour les amants, "car le désir s'accroit quand l'effet se recule", pour citer notre bon vieux Corneille.
![]() |
| Plan de la salle de cinéma, publié dans "The Guardian" |
Il parait qu'en Chine, on n'a pas intérêt à aller s'asseoir ailleurs qu'à sa place, même si il y a des fauteuils inoccupés, et cette séance sera donc une épreuve pour les amoureux, qui ne pourront pas se blottir l'un contre l'autre pour voir "Une romance pékinoise". Il faudra attendre la séance suivante, pas forcément une mauvaise nouvelle pour les amants, "car le désir s'accroit quand l'effet se recule", pour citer notre bon vieux Corneille.
vendredi 7 février 2014
Google (encore), mais cette fois, c'est gai!
To celebrate the opening of Sochi Winter Olympics, Google's banner looks a little gayer than usual today:
Et encore un petit message pour Vladimir:
Gogleu m'a tuer
On attend les attendus du jugement en appel condamnant le sieur Olivier Laurelli, aka Bluetouff, qui a eu le culot de "pirater" des données sensibles de l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), documents que cet organisme avait omis de protéger, et qui étaient donc accessibles via Google à tout un chacun.
Pour être tout à fait honnête, je suis incapable de donner un avis sur le cybercrime en question, et de savoir si nous avons affaire à un valeureux Robin des Bois de la Toile ou simplement à un "hacker" aux motivations et agissements à la limite du licite ou de l'éthique. Je n'ai découvert son existence qu'hier en apprenant cette condamnation qui semble d'abord assez choquante, et en lisant le compte-rendu de l'audience d'appel où les magistrats paraissaient bien peu au fait des technologies numériques:
En ouverture d’audience, la magistrate chargée de rappeler les faits semblait même ne pas connaître Google, prononcé à la française « gogleu », ni savoir ce que signifie un « login », prononcé « lojin ». Difficile, dans ces conditions, d’expliquer qu’il est effectivement possible de tomber sur des documents de travail par une simple recherche…« Mais il faut tout de même taper des mot-clés… », demande ainsi, dubitatif, un de juges. « Comment faites-vous pour arriver sur des questions de santé publique alors que vous cherchiez des choses sur la Syrie ? » Au fil de l’audience, on se rend compte que les magistrats ont une vision totalement fantasmée d’internet, et des documents que l’on peut y trouver… « Vous ne vous souciez pas de savoir si vous alliez tuer toute la planète ? » s’indigne ainsi une magistrate alors que l’accusé vient de lui expliquer que ces documents n’étaient, visiblement, pas confidentiels. (Médiapart)
L'avocat d'Olivier Laurelli a annoncé qu'il se pourvoit en cassation.
Pour être tout à fait honnête, je suis incapable de donner un avis sur le cybercrime en question, et de savoir si nous avons affaire à un valeureux Robin des Bois de la Toile ou simplement à un "hacker" aux motivations et agissements à la limite du licite ou de l'éthique. Je n'ai découvert son existence qu'hier en apprenant cette condamnation qui semble d'abord assez choquante, et en lisant le compte-rendu de l'audience d'appel où les magistrats paraissaient bien peu au fait des technologies numériques:
En ouverture d’audience, la magistrate chargée de rappeler les faits semblait même ne pas connaître Google, prononcé à la française « gogleu », ni savoir ce que signifie un « login », prononcé « lojin ». Difficile, dans ces conditions, d’expliquer qu’il est effectivement possible de tomber sur des documents de travail par une simple recherche…« Mais il faut tout de même taper des mot-clés… », demande ainsi, dubitatif, un de juges. « Comment faites-vous pour arriver sur des questions de santé publique alors que vous cherchiez des choses sur la Syrie ? » Au fil de l’audience, on se rend compte que les magistrats ont une vision totalement fantasmée d’internet, et des documents que l’on peut y trouver… « Vous ne vous souciez pas de savoir si vous alliez tuer toute la planète ? » s’indigne ainsi une magistrate alors que l’accusé vient de lui expliquer que ces documents n’étaient, visiblement, pas confidentiels. (Médiapart)
L'avocat d'Olivier Laurelli a annoncé qu'il se pourvoit en cassation.
mercredi 5 février 2014
Bleu marine ou rose fuschia, sous les couleurs le même matin brun.
Malgré son costume d'animateur de soirées pour clubs du troisième âge, Gerard Batten n'a cependant rien de sympathique. C'est un des dirigeants du parti Ukip, formation d'extrême-droite ultra nationaliste, anti-européenne et xénophobe. Actuellement parlementaire européen, il aimerait bien être élu à la Chambre des Communes, pour promouvoir son programme violemment anti-musulman: aucune nouvelle mosquée au Royaume-Uni tant qu'on n'érigera pas d'église à La Mecque, et tous les musulmans devront signer une "charte" pour s'engager à refuser "l'extrémisme".
Mais il n'est pas raciste pour un sou, ce triste personnage que l'on voit sur cette vidéo déclarer fièrement à un dîner de gala : "A la loterie de la vie nous avons tiré le gros lot vous et moi : nous sommes nés Britanniques," n'allez pas vous méprendre : la belle brune exotique assise à côté de lui, c'est sa femme. Mais pourquoi donc a-t-elle l'air passablement crispé en écoutant cette harangue?
vendredi 10 janvier 2014
Pendant la crise, les travaux continuent (ou vice versa)
Sortie un instant vider mon seau avant de faire le sol de la cuisine, quelle n'a pas été ma surprise d'entendre Karl Lagerfeld faire l'éloge de Marx à la Grande Table de France Culture.
En fait l'accent acéré et l'intonation glacée étaient celles d'Anselm Jappe, venu donner un aperçu de son analyse de la crise du capitalisme. Le fond est à l'image de la forme, affuté comme une lame, très convaincant mais qui fait froid dans le dos. Ça fait peur, mais ça fait du bien.
En fait l'accent acéré et l'intonation glacée étaient celles d'Anselm Jappe, venu donner un aperçu de son analyse de la crise du capitalisme. Le fond est à l'image de la forme, affuté comme une lame, très convaincant mais qui fait froid dans le dos. Ça fait peur, mais ça fait du bien.
jeudi 19 décembre 2013
La magie de Noël...
On a eu le débat sur le sexe des anges, voici celui sur la couleur du père Noël. Et bien sûr ce que d'aucuns qualifient, un peu méprisants, de querelle byzantine, renvoie à des questions dérangeantes.
Une inénarrable présentatrice de Fox News (bastion de la droite états-unienne basse de plafond, celle qui rassemble les millions de pauvres bougres qui pensent encore que la terre est plate) a vertement attaqué un papier rigolo publié sur Slate par une américaine noire : celle-ci s'insurgeait contre l'image imposée de "Santa Claus" en gros rougeaud blanc, qui lui donnait l'impression gamine de ne pas faire partie de la bande ; elle suggérait donc qu'on lui substitue un pingouin, animal gentil adoré des enfants.
Les arguments d'Aisha Harris sont cohérents:
"Will kids have a harder time believing in Santa the Penguin—aka Penguin Claus—than in the fat white guy he’s replacing? I don’t think so. Kids are used to walking, talking bears and gigantic friendly birds. A penguin delivering gifts might even seem more feasible to them, since cartoons have primed them to consider such creatures fairly run of the mill."
Pas assez cohérents pour convaincre Megyn Kelly, de Fox News, puisque, déclare-t-elle tout de go, chacun sait que le père Noël est blanc, tout comme c'est un fait historique bien établi que Jésus était blanc, lui aussi. D'autres preuves avancées par ses supporters s'appuient sur des sources indiscutables: la publicité de Coca-Cola, entre autres. On ne peut que s'incliner devant la puissance de ce raisonnement...
Une inénarrable présentatrice de Fox News (bastion de la droite états-unienne basse de plafond, celle qui rassemble les millions de pauvres bougres qui pensent encore que la terre est plate) a vertement attaqué un papier rigolo publié sur Slate par une américaine noire : celle-ci s'insurgeait contre l'image imposée de "Santa Claus" en gros rougeaud blanc, qui lui donnait l'impression gamine de ne pas faire partie de la bande ; elle suggérait donc qu'on lui substitue un pingouin, animal gentil adoré des enfants.
Les arguments d'Aisha Harris sont cohérents:
"Will kids have a harder time believing in Santa the Penguin—aka Penguin Claus—than in the fat white guy he’s replacing? I don’t think so. Kids are used to walking, talking bears and gigantic friendly birds. A penguin delivering gifts might even seem more feasible to them, since cartoons have primed them to consider such creatures fairly run of the mill."
Pas assez cohérents pour convaincre Megyn Kelly, de Fox News, puisque, déclare-t-elle tout de go, chacun sait que le père Noël est blanc, tout comme c'est un fait historique bien établi que Jésus était blanc, lui aussi. D'autres preuves avancées par ses supporters s'appuient sur des sources indiscutables: la publicité de Coca-Cola, entre autres. On ne peut que s'incliner devant la puissance de ce raisonnement...
mercredi 18 décembre 2013
Billie Jean is not my lover....
... mais je l'adore quand même!
Le président Obama, dont je ne suis plus fan depuis bien longtemps, pour rester modérée, fait tout de même un geste positif. Il n'ira pas à l'ouverture des jeux de Sotchi. Et au lieu d'envoyer madame sa régulière, Joe Biden ou un POTUS retraité, comme le veut la tradition, il fera représenter les EU par Billie Jean King et Caitlin Cahow, deux sportives lesbiennes de premier plan.
I must admit I had no idea until today who Ms Cahow is, but I remember Billie Jean playing old macho Bobby Riggs and beating him. It is a shame that so little has been done to oppose Putin's homophobic and antidemocratic stances, and that once again all the money behind organized sport talks louder than the supposed attachment to human rights of "western democracies".
Le président Obama, dont je ne suis plus fan depuis bien longtemps, pour rester modérée, fait tout de même un geste positif. Il n'ira pas à l'ouverture des jeux de Sotchi. Et au lieu d'envoyer madame sa régulière, Joe Biden ou un POTUS retraité, comme le veut la tradition, il fera représenter les EU par Billie Jean King et Caitlin Cahow, deux sportives lesbiennes de premier plan.
I must admit I had no idea until today who Ms Cahow is, but I remember Billie Jean playing old macho Bobby Riggs and beating him. It is a shame that so little has been done to oppose Putin's homophobic and antidemocratic stances, and that once again all the money behind organized sport talks louder than the supposed attachment to human rights of "western democracies".
lundi 16 décembre 2013
L'hiver meurtrier
A ce rythme, ce blog va tourner à la rubrique nécrologique: ils se bousculent au portillon, les gens célèbres, pour prendre place dans la barque du passeur infernal.
Avec la mort de Peter O'Toole, c'est un très vieux souvenir qui s'évoque, et j'imagine que bien des quinquas sont comme moi ramenés à leurs premières séances de cinéma.
At the time the theatre where they showed Lawrence of Arabia in Pointe-à-Pitre truly deserved the appellation of "fleapit". This was before airconditioning and plush seats, and the cinema was "select" only in name. We sat on wooden seats that creaked and cracked, with shards sometimes pricking the back of our legs; one side of the hall was open to let some air in, and of course audiences in those days considered film-watching as an interactive experience. The villain was booed, lovers urged to be more explicit in their displays of affection, and people went crazy when there was a fight, encouraging the hero at the top of their voices.
Sans doute s'agissait-il d'une sortie familiale, car j'imagine mal que mes parents n'aient pas voulu voir ce film multi-oscarisés, mais ce qui me reste de Lawrence d'Arabie, c'est le chavirement intime devant ce regard bleu, et le souvenir d'heures passées toute seule à rêver de désert, de chèches blancs immaculés et de cavalcades.
Avec la mort de Peter O'Toole, c'est un très vieux souvenir qui s'évoque, et j'imagine que bien des quinquas sont comme moi ramenés à leurs premières séances de cinéma.
At the time the theatre where they showed Lawrence of Arabia in Pointe-à-Pitre truly deserved the appellation of "fleapit". This was before airconditioning and plush seats, and the cinema was "select" only in name. We sat on wooden seats that creaked and cracked, with shards sometimes pricking the back of our legs; one side of the hall was open to let some air in, and of course audiences in those days considered film-watching as an interactive experience. The villain was booed, lovers urged to be more explicit in their displays of affection, and people went crazy when there was a fight, encouraging the hero at the top of their voices.
Sans doute s'agissait-il d'une sortie familiale, car j'imagine mal que mes parents n'aient pas voulu voir ce film multi-oscarisés, mais ce qui me reste de Lawrence d'Arabie, c'est le chavirement intime devant ce regard bleu, et le souvenir d'heures passées toute seule à rêver de désert, de chèches blancs immaculés et de cavalcades.
vendredi 13 décembre 2013
Naissance d'un immortel
Le mois dernier je me suis blottie quelques heures avec délectation dans l'épaisseur un peu grumeleuse de sa voix: je l'écoutais lire son roman L'Enigme du retour, en ce début d'automne venté, et me retrouvais embarquée de New-York à Port-au-Prince, en passant par Montréal, passagère éblouie.
When I heard the news yesterday that Dany Laferrière was elected a member of the Académie Française, I felt a surge of joy and pride, even though I don't really know him, except for that one book and a few interviews I've heard or read. It just seemed like good news at last, that somewhere in the world sensitivity, beauty and intelligence, art in short, are recognized.
Et au moment où les miasmes racistes s'insinuent dans l'air de ce pays, un beau Noir en habit vert pour l'éternité, ça nous fera du bien.
samedi 7 décembre 2013
Death of a troublemaker
Rolilhalha, son nom de naissance, signifie parait-il "fauteur de trouble". Voilà de quoi donner à penser...
(photo Globalpost)
(photo Globalpost)
mercredi 27 novembre 2013
Mamie power
Je relaye une citation intéressante trouvée sur le blog de ma copine Heather : Gloria Steiner a dit qu'un jour le monde risquait d'être tranquillement pris en charge par une armée de dames aux tempes grises. Heureusement, elle n'avait pas la terrible Maggie Thatcher en tête.
Si ce sont des femmes énergiques, créatives et militantes du calibre de Heather, c'est une bonne nouvelle; elle raconte comment elle se mobilise contre les décisions du gouvernement canadien en matière de choix énergétiques et pour la dépénalisation du cannabis.
Devrais-je songer à arrêter de me teindre les cheveux?
Incidentally, Gloria Steinem has just been awarded the Medal of Freedom by President Obama, an honor which has earned her violent criticism from American pro-life circles (again).
(image de The Wire)
Si ce sont des femmes énergiques, créatives et militantes du calibre de Heather, c'est une bonne nouvelle; elle raconte comment elle se mobilise contre les décisions du gouvernement canadien en matière de choix énergétiques et pour la dépénalisation du cannabis.
Devrais-je songer à arrêter de me teindre les cheveux?
Incidentally, Gloria Steinem has just been awarded the Medal of Freedom by President Obama, an honor which has earned her violent criticism from American pro-life circles (again).
(image de The Wire)
lundi 25 novembre 2013
Une journée particulière
Il parait que le Conseil de l'Europe a désigné le 25 novembre comme journée de lutte contre les violences domestiques (ce qui en général veut dire violences faites aux femmes, au moins neuf fois sur dix...) La route est encore bien longue, hélas!
On sait bien que la publicité colporte quotidiennement des stéréotypes de genre où les mâles étalent leur domination physique, intellectuelle, sexuelle et sociale et qu'elle impose une image déformée et hypersexualisée du corps féminin comme objet offert au bon plaisir des hommes. La présentation mise en ligne par les étudiant-e-s en Women's Studies de l'université du Saskatchewan leur a à juste titre valu une bonne note de leur prof : de façon simple, structurée et en s'appuyant sur des chiffres précis, elle dénonce ces dérives, et rappelle l'impact qu'elles ont sur la santé physique et psychologique des jeunes femmes (et des jeunes hommes aussi).
Mais c'est dans la deuxième partie qu'elle prend vraiment sa force, en parodiant les publicités sexistes qui foisonnent dans notre environnement, et en montrant que le rire et l'humour sont à la fois des armes et des remèdes.
On sait bien que la publicité colporte quotidiennement des stéréotypes de genre où les mâles étalent leur domination physique, intellectuelle, sexuelle et sociale et qu'elle impose une image déformée et hypersexualisée du corps féminin comme objet offert au bon plaisir des hommes. La présentation mise en ligne par les étudiant-e-s en Women's Studies de l'université du Saskatchewan leur a à juste titre valu une bonne note de leur prof : de façon simple, structurée et en s'appuyant sur des chiffres précis, elle dénonce ces dérives, et rappelle l'impact qu'elles ont sur la santé physique et psychologique des jeunes femmes (et des jeunes hommes aussi).
Mais c'est dans la deuxième partie qu'elle prend vraiment sa force, en parodiant les publicités sexistes qui foisonnent dans notre environnement, et en montrant que le rire et l'humour sont à la fois des armes et des remèdes.
mercredi 20 novembre 2013
Apocalypse now!
There's a weapon that the four horsemen, or the ragged passengers of the Snowpiercer seem to have overlooked, but I'm sure it will come in most useful on the Day After. And I am not even being ironic.
The knitting needle!
Effectivement, comme le dit très justement l'auteure de Doomsday Knits, quand notre planète ne sera plus qu'un tas de cendres ou un enfer de glace, la question capitale que se posera l'ultime être humain sera à coup sûr :"que vais-je bien pouvoir tricoter?"
Son bouquin, qui sortira en décembre (pour l'anniversaire de la fin du monde des mayas?), propose une série d'ouvrages inspirés des thèmes apocalyptiques de la culture populaire. La couverture semble avoir été choisie pour décourager l'achat, mais il y a des modèles un peu "steampunk" très seyants, avec ou sans masque à gaz!
The knitting needle!
Effectivement, comme le dit très justement l'auteure de Doomsday Knits, quand notre planète ne sera plus qu'un tas de cendres ou un enfer de glace, la question capitale que se posera l'ultime être humain sera à coup sûr :"que vais-je bien pouvoir tricoter?"
Son bouquin, qui sortira en décembre (pour l'anniversaire de la fin du monde des mayas?), propose une série d'ouvrages inspirés des thèmes apocalyptiques de la culture populaire. La couverture semble avoir été choisie pour décourager l'achat, mais il y a des modèles un peu "steampunk" très seyants, avec ou sans masque à gaz!
mardi 19 novembre 2013
Le foot et la foufoune
Si c'est un acte manqué, il est de taille. S'il est délibéré, j'y verrais peut-être une véritable provocation féministe.
Le Guardian d'hier attirait notre attention sur la ressemblance étrange entre le futur stade qui accueillera la Coupe du Monde de foot au Qatar et la partie de l'anatomie féminine à laquelle Brassens a composé un blason.
The design for Qatar's new Al-Wakrah sports stadium has quickly gone viral: with its shiny, pinkish tinge, its labia-like side appendages and its large opening in the middle, the supposedly innocent building ("based upon the design of a traditional Qatari dhow boat") was just asking for trouble (Holly Baxter in the Guardian)
Apparently the architect is a woman, good on her!
Et pour finir sur une blague horriblement hétérocentriste: après le nid d'oiseau à Pékin, pourquoi pas le nid à petit oiseau au Qatar?
Le Guardian d'hier attirait notre attention sur la ressemblance étrange entre le futur stade qui accueillera la Coupe du Monde de foot au Qatar et la partie de l'anatomie féminine à laquelle Brassens a composé un blason.
The design for Qatar's new Al-Wakrah sports stadium has quickly gone viral: with its shiny, pinkish tinge, its labia-like side appendages and its large opening in the middle, the supposedly innocent building ("based upon the design of a traditional Qatari dhow boat") was just asking for trouble (Holly Baxter in the Guardian)
Apparently the architect is a woman, good on her!
Et pour finir sur une blague horriblement hétérocentriste: après le nid d'oiseau à Pékin, pourquoi pas le nid à petit oiseau au Qatar?
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