lundi 23 août 2010

From my life


A écouter : Le troisième mouvement joué par le Quatuor Alban Berg

Ce matin, un moment privilégié d'émotion intense: j'ai entendu pour la première fois cette oeuvre de Smetana, jouée par le Quatuor Voce, dans la petite église romane de Nieigles, perchée au dessus de la vallée de l'Ardèche.

I was moved to tears throughout the first and third movements, as were several of the people present. The concert was part of a very original and successful festival "Le coeur en musiques", run by a team of dedicated music lovers, and which is getting bigger and better every year.

samedi 21 août 2010

25 ans

Hier nous avons fêté cet anniversaire, qui m'a renvoyé 25 ans en arrière, au jour où je suis devenue "maman". Et, encore plus qu'à ce jour tellement plein d'émotions, c'est au moment où j'ai entendu pour la première fois le galop précipité du petit coeur dans mon ventre, vers le troisième mois de grossesse, que je pense cette nuit:


As I heard the incredible drumbeat of that little heart inside my womb, I was overwhelmed with the feeling of a new life beginning, of a rhythm that it was my mission to keep going from then on, until I died.

mercredi 18 août 2010

Bringing up babies

The joy of gardening, while other joys are not on the agenda (yet).

la première grappe de la vigne Danuta

lundi 16 août 2010

Sew obsessed (la loi des séries)

C'est le nom du dernier groupe sur lequel je me suis inscrite sur Ravelry. Pour le moment je regarde beaucoup, sans trop contribuer. mais à la maison, la MAC a bien chauffé:

D'abord, dans la série sarouel, un pour ma fille, en viscose élastique, qui trainait dans mon stock depuis deux ou trois ans.

Dans la série sac, le troisième avatar du fameux sac aux 22 carrés, réalisé pour la copine de mon fils, en taille fourre-tout confortable:

Et toujours au rayon sac, un nouveau modèle pêché chez lazy girl, via ce sublime lien, qui permet de réaliser un petit sac au charme japonisant, à porter négligemment sur le bras, pour y glisser par exemple un petit châle ou des chaussettes en cours de réalisation. Détail qui tue: quand on le pose il se tient debout tout seul (bon, d'accord, il penche un peu, mais du bon côté!).

jeudi 12 août 2010

A rogue by any other name....

.... is a frog!

Would you believe it, I've had to frog two thirds of the first sleeve after it was totally completed, because my alterations didn't really produce the effect I had expected.

Pourquoi diantre ne nous sommes pas construits comme des playmobil? la confection des manches de pull à capuche serait très nettement facilitée. Heureusement, la petite tunique du Vogue été 2010 n'a que de petits mancherons qui n'ont pas posé de problème, et la voici terminée: 300g d'un mélange lin et soie de Colourmart, plein de personnalité.

Even though the yarn looked a little rough and dry on the cone, it was a pleasure to knit up. The end result has a lovely drape, and feels amazingly cool and soft to the skin. I would definitely recommend it for any summer knitting.

mardi 10 août 2010

Inception

Le côté quasi-dawkinsien de la prémisse assenée dans les premières minutes peut faire craindre (ou espérer?) une dimension philosophique à ce film : l'idée que l'on sème dans l'esprit d'un sujet , telle un virus, s'enracine, se propage, se reproduit, menant à des conséquences impossibles à prévoir.

Mais Inception retourne bien vite dans sa catégorie de film à spectacle quand on se rend compte que l'idée qui se répand, se confirme, se dissémine sans nous laisser l'espoir d'y échapper, c'est qu'un héros se déplaçant dans un véhicule, voire à pied ou à skis ne peut être atteint par une balle, quand bien même toutes les vitres de sa camionnette ont été réduites en miettes par des rafales de mitrailleuses. Les conséquences sont donc prévisibles: happy end.

There are indeed a couple of nudges towards something a little more intellectually stimulating: the classic conundrum about dream, reality and illusion; there is also a passing political criticism of megacorps that rule the world and take over even people's unconscious. But these do not really convince: I found it hard to sympathise with Marion Cotillard's plight, trapped in a limbo that is neither reality nor illusion, sitting teary-eyed at a table with an oversized kitchen knife.

Et pourtant j'ai bien aimé ce film: le délire certes complaisant des décors de style baroque ruisselant, les trouvailles visuelles des rues qui se replient comme un chausson aux pommes, les personnages secondaires sortis de bandes dessinées, et les trottoirs qui entrent en éruption. Avec quelques dizaines de minutes de canardage et course poursuite en moins, il aurait tout de même été plus digeste.

Cutting out a few chases and shootouts with all too predictable outcomes might also have helped keep the budget within more decent limits, in these times of economic hardship: as the Guardian's Danny Leigh puts it :" once the budget starts to climb into nine figures, displaying it onscreen becomes a perversely dreary end in itself – so that rather than allowing a director to show the world the wonders inside his or her head, the game becomes to find ways of visibly splashing the cash just to heighten the sense of the movie as an event."

vendredi 6 août 2010

Summertime (chanson connue)

Non, ce ne sont pas des aliens dans le frigo, et je ne prépare pas une installation d'art moderne. Mais comme c'est l'été, et que la vie est facile, je prends un peu de temps pour faire des expériences: et celle-ci m'a été inspirée par Linda, qui l'a mise sur son blog de cuisine "Olives and sumac".

C'est tout simple, du yaourt nature qu'on laisse égoutter dans une mousseline pendant trois jours, et ensuite j'ai coincé les "billes" de yaourt ainsi obtenues dans un bocal d'huile d'olive, avec un soupçon de piment de Cayenne et des baies roses.

Nous avons goûté le produit fini avec une salade et du poulet grillé. La prochaine fois, je sale.

samedi 31 juillet 2010

L'heure de la vengeance

Comme j'ai réussi à rectifier les "oreilles" de la capuche, ramenant ainsi le hoodie d'Alex du pays des Bisounours à celui des voyous, rien ne m'arrête sur la pente savonneuse de l'ultra-violence.
Non, je ne vais pas expulser de leur campement des femmes enceintes et des bébés, je me cantonnerai dans l'univers virtuel des jeux vidéo, et voici donc "Hey baby", jeu assez basique dont le but est de dégommer à coups d'arme de gros calibre toute menace potentielle, avec ce petit biais qui lui donne toute son ironie: le joueur est une femme qui se promène dans les rues, et les agresseurs sont des hommes de tout poil qui la harcèlent verbalement, depuis l'interpellation presque inoffensive éponyme, jusqu'aux remarques les plus obscènes. Le but du jeu est d'expédier ad patres tous ces messieurs. Quand ils rendent l'âme, se dresse sur le macadam une pierre tombale où leur nom est remplacé par la phrase qui leur a valu le châtiment.
Très classique certes, très sommaire, mais le plus troublant, c'est que c'est un "jeu" sans fin....



Obviously, the game has elicited some interesting responses, and I am really not about to play it. Whether it can have any educational effect on men remains to be seen, but I can imagine that for some women, the prospect of responding to catcalls and street harassment with a blast from a large gun might have enormous appeal.

In any case, I am thinking of discussing this with my students when we go back to school; quite a few of them are experts both in macho attitudes and video games.